AGENHOR est une manufacture de mouvements indépendante basée à Genève. Nous y avons rencontré Nicolas Wiederrecht pour mieux connaître la philoophie qui sous-tend ses créations horlogères. par Sergio Galanti
Fondée en 1996 par Jean-Marc Wiederrecht et aujourd’hui dirigée par ses fils Nicolas et Laurent, Agenhor est l’une des manufactures indépendantes les plus respectées de l’horlogerie suisse. Depuis trente ans, l’atelier genevois développe des mouvements et des complications pour des marques telles que (entre autres) Van Cleef & Arpels, Hermès, Harry Winston, Fabergé, H. Moser & Cie. et Singer Reimagined. En entrant dans la salle de conférence, l’impact est immédiat : sur le mur, élégamment encadrées, sont accrochées les gravures représentant neuf Grand Prix d’Horlogerie, remportés par autant de montres à la création desquelles Agenhor a fondamentalement contribué, ainsi que le Prix Gaïa décerné par le MIH de La Chaux-de-Fonds à Jean-Marc Wiederrecht en 2017. Depuis trente ans, l’atelier genevois développe des mouvements et des complications pour des maisons prestigieuses telles que Van Cleef & Arpels, Hermès, Harry Winston, Fabergé, H. Moser & Cie.
Parmi les nombreuses innovations primées, l’AgenGraphe se distingue : il s’agit d’un mouvement chronographe qui défie les conventions. Dans le chronographe de Nicolas Wiederrecht, il n’y a aucun marteau. Alors que la plupart des horlogers utilisent une came en forme de cœur pour remettre à zéro les aiguilles du chronographe, l’AgenGraphe utilise la gravité et la géométrie. « C’était difficile », explique Wiederrecht. Trouver le juste équilibre — c’est-à-dire une force suffisante pour revenir à zéro après deux secondes ou vingt minutes, mais sans épuiser le ressort moteur — a nécessité treize années de développement. La solution est venue d’une source inattendue : les rasoirs électriques Philips….
L’atelier emploie 22 collaborateurs, dont des horlogers qui ne sont pas de simples techniciens, mais des artisans passionnés. La manufacture produit environ 1 500 à 2 000 mécanismes par an, se concentrant exclusivement sur des complications ultra-personnalisées plutôt que sur la production de masse.
Leur philosophie s’incarne dans des innovations majeures comme le chronographe AgenGraphe, fruit de treize ans de recherche, ou l’Engrenage de Précision qui élimine les jeux de transmission par une conception flexible unique. Cette quête de perfection a valu à l’atelier au moins sept distinctions au Grand Prix d’Horlogerie de Genève, illustrées par des pièces célèbres telles que le paon rétrograde de Fabergé ou le mécanisme de « temps suspendu » d’Hermès. Forts de cette approche modulaire qu’ils comparent à un jeu de Lego, les frères Wiederrecht préparent déjà une nouvelle révolution technologique sous brevet prévue pour l’horizon 2027.
Cet article vous a plu ?
N’hésitez pas à le partager. Vous avez des questions ?
Contactez notre atelier d’artisan horloger à Genève.
La plus belle des reconnaissances : Jean-Marc Wiederrecht, lauréat du Prix Gaïa 2017
C'est avec une immense fierté et une grande émotion que nous célébrons l'honneur accordé à notre fondateur, Jean-Marc Wiederrecht, qui a reçu le prestigieux Prix Gaïa en 2017, dans la catégorie «...
Un poème mécanique : L’histoire de la montre Arceau Le Temps Suspendu
Chez Agenhor, nous croyons que l'horlogerie ne se résume pas à mesurer le temps, mais à l'incarner. C'est dans cet esprit que nous avons eu le privilège de collaborer avec Hermès pour donner vie à...
Le calibre 6901 dans la Fabergé Compliquée Butterfly Sincere Platinum Jubilee Edition.
L'envol de la haute horlogerie : le mouvement Agenhor au cœur de la Fabergé Compliquée Butterfly Chez Agenhor, chaque projet est une quête de l'excellence, où la mécanique de précision se met au...



